99ème Prix de l’Escaut Schoten – Réaction du vainqueur
Mark Cavendish: “Il faudra que je revienne l’année prochaine”
SCHOTEN – Mark Cavendish n’a encore jamais perdu sur le Boulevard Churchill de Schoten. C’est en 2007 qu’il avait pour la première fois montré sa vélocité à un public international avant de confirmer l’année suivante. Les deux dernières années, il n’était pas présent au départ du Prix de l’Escaut mais mercredi dernier il a inscrit son nom pour la troisième fois au palmarès de l’épreuve égalant ainsi le record jusqu’alors détenu par Peet Oellibrandt, vainqueur en 1960, 1962 et 1963. “Vraiment? Je pensais que le record m’appartenait désormais”, dit en riant Cavendish. “ Il va donc falloir que je revienne l’année prochaine.”
Source: bureau de presse Marc Van Landeghem, 6 avril 2011
Il s’agissait pour le coureur britannique âgé de 25 ans de la formation HTC-Highroad d’une victoire très importante et spéciale. “Tout d’abord car cette épreuve a toujours été une course très spéciale pour moi. C’est ici que j’ai remporté ma première grande victoire et c’est elle qui a fait naître mon amour pour le cyclisme tel qu’il est pratiqué en Belgique. J’avais trouvé très dommage de ne pas pouvoir être présent au départ les deux dernières années à cause de mon programme trop chargé. La deuxième raison est la malchance dont j’ai été victime au cours des dernières semaines sur les routes flamandes, en particulier à Gand-Wevelgem, une coure que je voudrais absolument gagner un jour. Aujourd’hui j’ai à nouveau pu compter sur une très grande équipe. Dans les circuits locaux, mes coéquipiers m’ont tout le temps aidé à me maintenir dans les premières positions et Leigh Howard a réalisé un boulot formidable dans le dernier kilomètre. Grâce à lui j’ai pu facilement revenir sur Hutarovich lorsque ce dernier a démarré et à partir de là je n’avais plus qu’à décider du moment idéal pour placer mon accélération. J’espère qu’aucun des coureurs victimes de la chute ne souffre de blessures graves. Il n’y a pas que le dernier kilomètre qui a été chaotique. Il y a même eu un certain moment où je me suis demandé si je n’étais pas déjà en train de me faire vieux. Bien se placer n’est vraiment pas évident dans ce genre de course, à cause des routes étroites. C’est la grande différence avec une étape plate du Tour, en dehors bien sûr du fait que la pression est tout de même un eu plus importante lorsqu’il s’agit de gagner là-bas. »
Cavendish n’avait pas encore eu l’occasion de beaucoup gagner cette saison. Avant le Prix de l’Escaut il ne s’était jusqu’alors imposé qu’à l’occasion de la dernière étape du Tour d’Oman. “Si j’avais besoin d’une confirmation comme celle qui est arrivée aujourd’hui? Non”, a répondu Cavendish après quelques secondes de réflexion et avoir jeté un coup d’œil à la personne qui lui avait posé la question. “Lorsque tu as gagné quinze étapes du Tour et que Milan-Sanremo figure à ton palmarès, je ne pense pas qu’il y ait encore besoin de prouver quoi que ce soit.”
Dimanche prochain, Cavendish disputera Paris-Roubaix pour la première fois, avant de prendre une période de repos pour revenir à la compétition à l’occasion du Giro. On le retrouvera ensuite sur les routes du Tour de France. “Roubaix va être un apprentissage pour moi. Ce ne serait pas réaliste de ma part de penser que je puisse un jour gagner Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres. Néanmoins ce sont les courses que je regardais quand j’étais gosse. Pouvoir y participer est déjà un rêve en soi. C’est également avant tout l’occasion pour moi de pouvoir travailler pour mes coéquipiers et tenter de leur rendre la pareille pour tout ce qu’il font pour moi pendant tout le reste de l’année.”

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